Un réalisateur qui n’a plus rien à dire depuis au moins dix ans réunit les deux jeunes acteurs les plus insupportables de leur génération dans un sommet, ou plutôt un petit pic, de »je t’aime moi non plus noyons notre passion perdue dans le rêve bourgeois newyorkais ». La photo est magnifique, par contre.
Catégorie : Désordre
LA CABANE DANS LES BOIS de Drew Goddard
Quel pied, mais quel pied de retrouver Bradley Whitford, disparu des radars depuis la fin de The West Wing / A la Maison Blanche. Bradley Whitford, sa perpétuelle moue renfrognée, son irrésistible air de dominer la mêlée alors qu’il patauge dans la semoule. Bradley Whitford, l’homme qui dit sans doute « Oh, COME ON » le mieux…
BARBECUE de Eric Lavaine
Chaque époque a le Mes Meilleurs Copains qu’elle mérite, le film générationnel de potos du même âge unis au-delà des aléas de la vie, avec son lot de non-dits, de 400 coups de la dernière chance, de tensions sexuées mal digérées. La France sarkozyste a eu les atroces Petits Mouchoirs, le règne de François Hollande…
BAD JOHNSON de Hugh Botko
Un dragueur invétéré émet le souhait de ne plus être guidé par sa bite. Le lendemain, il est exaucé : son membre a disparu, pour prendre la forme d’un être humain animé des pires traits de sa personnalité. Pour poursuivre son élégante métaphore filée, le film manque furieusement de burnes et s’épanche dans un récit…
BAD BUZZ de Stéphane Kazandjian
Et si, sans faire exprès, Eric et Quentin avait créé le film méta ultime sur l’impuissance artistique de la comédie française des années 2010 ? Naaaan, c’est juste une daube immonde, qui se regarde caché dans son t-shirt d’un bout à l’autre.
AUSCHWITZ de Uwe Boll
Non content d’être l’un des pires réalisateurs en activité (en grande partie à cause de son cynisme), Uwe Boll est un fou furieux. En 2011, sottement complexé par ses origines allemandes et le poids de l’Histoire en raison des remarques de ses détracteurs les plus idiots sur Internet, Boll décide de tourner non pas un,…
AU NOM DU FILS de Vincent Lannoo
A trop désamorcer le drame pesant par des élans de comédie pas toujours bienvenus, Vincent Lannoo manque de peu le classique instantané. D’autant plus dommage que sa comédienne principale exalte son intériorité théâtrale de façon réellement impressionnante, et que la conclusion du film s’impose comme un magnifique moment de cinéma.
AU COEUR DE L’OCEAN de Ron Howard
What the fuck, Ron Howard ? Pourquoi depuis deux films cette colorimétrie étrange de l’image numérique façon sépia délavé bien luné et filtre Instagram ringard mal luné ? Pourquoi ces gros plans en courte focale, ces CGIs au réalisme inconfortable, ces sursauts gore inappropriés ? Ta fixation sur le charisme bourru de Chris Hemsworth n’explique…
ATTRACTION de Fedor Bondarchuk
Il s’en fallait de l’incroyable absence de subtilité des blockbusters russes contemporains pour surligner au burin que la récente recrudescence des direct-to-video causant d’invasions extraterrestres tendait à discourir sur les flux migratoires. Merci bien, Captain Obvious, votre mission est accomplie ! Anomalie suffisamment rare dans le cinéma russe des années 2010 pour être évoquée, Attraction aligne…
L’ATTAQUE DE LA POM-POM GIRL GEANTE de Kevin O’Neill
Difficile de savoir ce qui est le plus triste : le film lui-même, énième nanar moche conscient de sa médiocrité, ou son adoubement par Roger Corman et John Landis, venus se ridiculiser dans de bien sottes apparitions.
