AMERICAN HONEY de Andrea Arnold

La réalisatrice parvient à capturer un air du temps, un air du temps répétitif, creux, interminable parfois mais hey, c’est le propos, en même temps. Mieux, American Honey enseigne une leçon précieuse : une scène sans Shia LaBeouf est une scène perdue.

AMERICAN BLUFF de David O’Russell

Peut-être qu’à force de s’entendre répéter qu’il est le nouveau Martin Scorsese, David O’Russell va enfin se sortir les empreintes digitales du fondement et arrêter de recycler les mêmes recettes éculées – du moins peut-on l’espérer. Que ce film pas désagréable mais franchement anodin se retrouve avec autant de nominations aux Oscars en dit long…

96 HEURES de Frédéric Schoendoerffer

Chaque fois que le polar français lève un genou pour commencer à se redresser, Frédéric Schoendoerffer débarque avec l’un de ses produits frelatés pour lui recoller la gueule contre le bitume. Gérard Lanvin la joue virilité soralienne pour se hisser à la hauteur de Niels Arestrup, dont les dialogues ont été truffés de répliques à…

50 NUANCES DE GREY de Sam Taylor-Johnson

Le plus gros phénomène littéraire de la décennie est donc une fan-fiction inspirée de Twilight, écrite sur son Blackberry par une personne a priori abominable si l’on en juge ses interviews et les échos de production de cette première adaptation cinématographique. Sans vouloir sonner alarmiste, nous vivons donc dans un monde où Twilight est devenu…

WHY DON’T YOU PLAY IN HELL de Sono Sion

Les vrais savent : le Japonais Sono Sion aligne une carrière aussi passionnante que massacrée par une exploitation hexagonale incohérente sortant ses films dans le désordre, avec systématiquement plusieurs wagons de retard. Sur la quinzaine de longs-métrages réalisés par ce metteur en scène passionnant, plus versatile et adepte de la remise en question que tous…

WHIPLASH de Damien Chazelle

À la limite, le seul reproche à adresser au premier long de Damien Chazelle serait sa perfection. De la mise en scène au montage, de la direction d’acteurs au mixage de la bande-son, rien ne dépasse, tout s’emboîte. Cette maîtrise totale, ahurissante, pourrait passer pour de la manipulation si elle n’était totalement raccord avec le…

WELCOME TO NEW YORK de Abel Ferrara

Ferrara n’a pas réalisé de bon film depuis Nos Funérailles en 1996. Pour quiconque a ne serait-ce que tenté de s’intéresser à son cinéma depuis deux décennies, le spectaculaire échec artistique de Welcome to New York n’a rien de surprenant. Comment expliquer le déversement de haine fielleuse d’une critique française qu’on a connu infiniment plus…