PASSENGERS de Morten Tyldum

L’échec de ce film aux enjeux consternants tient pour grande partie au renversement éthique abominable auquel il confronte le spectateur. Soit le passager d’un vol interstellaire réveillé de son sommeil cryogénique un bon siècle trop tôt. En bon gros crevard impatient, il craque et provoque le réveil d’une petite jeune à son goût, en lui…

KILLERS de Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto

Rien de plus difficile que de se faire une place mémorable dans une anthologie horrifique comme The ABCs of Death : chaque réalisateur invité donne dans la surenchère, le graphique, le choc frontal. L’Indonésien Timo Tjahjanto s’était pourtant démarqué de tous ses petits camarades avec son ignoble sketch L is for Libido, high concept purement…

KILLER JOE de William Friedkin

La collaboration entre le dramaturge Tracy Letts et le cinéaste William Friedkin est sans doute l’une des meilleurs choses qui soient arrivées au cinéma “indépendant“ américain, depuis son étouffant cloisonnement par les dogmes esthétiques en vogue à Sundance. Poisseux, claustro, cauchemardesque, glaçant d’ironie, le binôme Bug / Killer Joe transcende la subversion complexe des pièces…

KILL’EM ALL de Peter Malota

L’insondable tristesse avec laquelle Jean-Claude Van Damme se meut n’a d’égale, en Occident, que l’amour impossible… entre un homme… et une femme. Parce que son chassé-croisé gériatrique en hôpital va sans doute trop vite à son goût, le débutant Peter Malota tente de lui donner un supplément d’épaisseur en insistant maladroitement sur un background politique…

JUSTE LA FIN DU MONDE de Xavier Dolan

Xavier Dolan, ce douloureux problème. Un artiste aussi clivant doit forcément posséder quelque chose d’intéressant à offrir. Ce n’est pas possible autrement. Ici même, dans l’antre feutrée et si réconfortante du Chaos, de nobles compagnons de route clament sans ambages leur amour déraisonnablement passionné pour son petit dernier, adaptation de Jean-Luc Lagarce millésimée cinéma français…

MADE IN FRANCE de Nicolas Boukhrief

Dimitri Storoge est un acteur au potentiel énorme, une vraie gueule de cinéma qui participait à son humble manière à la justesse de Dealer ; il impose ici une présence convaincante dans un rôle pas facile facile. Les films de Jean-Luc Herbulot et de Nicolas Boukhrief auraient mérité leur succès d’estime, simple écho du temps…

MA FAMILLE T’ADORE DEJA de Jérôme Commandeur

Pas du tout une nouveauté française, la comédie bâtie sur le choc des cultures en belle-famille, ici l’inventeur doux rêveur chômeur contre les connards de riches plaisanciers sur l’île de Ré. Lhermitte jubile de méchanceté mal écrite, Commandeur prend sur lui comme un chef trop heureux d’avoir intégré le cinéma français, Arthur Dupont donne la…

MAGIC IN THE MOONLIGHT de Woody Allen

Je me suis tellement endormi devant ce film que j’ai peut-être rêvé cette scène où Emma Stone arrache un à un les sourcils de Colin Firth dans un décor de maison close sur fond du Sweet Dreams d’Eurythmics. Dommage, c’était ce que Woody Allen avait filmé de mieux depuis au moins dix ans.  

MAGGIE de Henry Hobson

Revenu au cinéma dans une indifférence polie, Schwarzenegger enchaîne les déconvenues, et ce n’est pas ce film de zombies en mode auteurisme lo-fi qui va changer quoi que ce soit. Mieux vaut acquérir le Bluray de Commando, et se remémorer cette époque bénie où Arnold ne se prenait pas encore trop au sérieux.

MAD MAX : FURY ROAD – BLACK & CHROME de George Miller

Après la 3D VO, la 2D VO, la 3D VF et la 2D VF, comment résister à la tentation de voir le même film sur grand écran dans une cinquième version différente ? Parfaitement, c’est impossible. Introducing donc la 2D VO Noir & blanc director’s cut définitive, du moins jusqu’à ce que George Miller ne décide…